Conférence publique présenté par David H. Slater, Ph.D.

“Generalized Violence” at Home & “Shadow Work” in Japan:Oral Narrative Research on Foreign Asylum Seekers Coming to Japan
jeudi 21 novembre 2019 à 16 h 00 17 h 30
Lieu
Coordonnées
Personne-ressource: 
Vincent Mirza
Courriel: 
vincent.mirza@uottawa.ca
Inscription
Inscription requise: 
Non
Frais de participation: 
Sans frais
Langue de l'événement : 
Promoteur(s) de l'événement: 
Laboratoire interdisciplinaire de recherche sur les villes et les processus urbains contemporains (LIVUC) / Interdisciplinary Research Lab on Cities and Contemporary Urban processes (ILCCUP)

Le Laboratoire interdisciplinaire de recherche sur les villes et les processus urbains vous invite cordialement à la conférence intitulée “Generalized Violence” at Home and “Shadow Work” in Japan: Oral Narrative Research on Foreign Asylum Seekers Coming to Japan du professeur David H. Slater, Ph.D., jeudi, le 21 novembre de 16:00 à 17:30 au FSS 4006.

La Convention de 1951 relative au statut des réfugiés a défini, bien que de façon imparfaite, un nouvel acteur sorti du chaos de l’Europe d’après-guerre : le réfugié.  Aujourd’hui, les conditions ethnographiques qui définissent la notion de  persécution que l’on retrouve dans  la Convention se sont encore transformées, mais l’apparatus législatif et administratif ne réussit pas à les prendre en compte.  Ceci affecte ceux qui fuient leurs pays d’origine pour demander l’asile partout au monde y compris le Japon qui, malgré son appui généreux des réfugiés à l’étranger, tient un des taux de reconnaissance des réfugiés le plus bas au monde.  Cette présentation illustre cette contradiction en décrivant brièvement l’histoire de l’appui aux réfugiés au Japon, les flux contemporains des migrants au Japon, et les conditions liminales des demandeurs d’asile pendant qu’ils attendent des nouvelles de leurs candidatures au statut de réfugié à Tokyo.  J’utiliserai pour expliquer le cas japonais un concept clé d’Agamben i.e « l’état d’exception », non pas dans des camps de réfugiés mais dans un contexte de « libertés provisoires» à Tokyo, conduisant les demandeurs d’asile vers l’emploi irrégulier ou le travail non déclaré.  Les données utilisées dans cette présentation proviennent  du recueil de données de récits filmés à l’aide de vidéos digitales dans le cadre de projet titré « Refugee Voices in Japan » à l’université Sophia Tokyo et les efforts continus du Sophia Refugee Support Group.

David Slater est professeur en anthropologie à l'Université Sophia à Tokyo.

Présentation en anglais.