Parcours de résistance

Conférence d'Alanis Obomsawin
jeudi 15 mars 2018 à 13 h 00 14 h 30
Alanis Obomsawin
Lieu
Numéro de salle: 
Auditorium des anciens
Coordonnées
Personne-ressource: 
Natacha Lemieux
Courriel: 
fem@uOttawa.ca
Inscription
Inscription requise: 
Non
Frais de participation: 
Sans frais
Langue de l'événement : 

L’Institut d’études féministes et de genre est fier d’accueillir la documentariste membre de la nation abénaquise Alanis Obomsawin. Madame Obomsawin nous entretiendra de son parcours de cinéaste militante, un trajet qui s’échelonne sur plus de 45 ans de carrière et qui compte aujourd’hui 50 films, dont les incontournables Kanehsatake – 270 ans de résistance (1993) et Le peuple de la rivière Kattawapiskak (2012). Lauréate de nombreux prix pour l’ensemble de son œuvre, la cinéaste s’est engagée depuis son tout premier film à donner une voix et une visibilité à la réalité des premiers peuples du pays, tout comme à leurs parcours de résistance. Son travail fait le portrait de cultures autochtones fortes et vivantes, portées par des individus animés d’une fierté et d’une détermination souvent inébranlables. Une œuvre importante à découvrir et à redécouvrir pour comprendre les luttes des peuples autochtones depuis les années 1970.

Bio : Membre de la nation abénaquise, Alanis Obomsawin est l’une des plus éminentes documentaristes du Canada. Elle a réalisé avec l’Office national du film du Canada une œuvre prolifique relatant la vie et les préoccupations des Premières Nations. Son 50e et plus récent film, Our People Will Be Healed, rend compte de l’enrichissement d’une communauté crie du Manitoba grâce à une école adéquatement subventionnée et privilégiant la culture autochtone.   Cinéaste militante, Alanis Obomsawin est poussée par le désir de donner une tribune aux premiers peuples du pays. Toute sa filmographie en témoigne. Depuis Christmas at Moose Factory (1971), qui raconte la vie d’un village cri de la baie James à travers des dessins d’enfants, jusqu’à We Can’t Make the Same Mistake Twice (2016), qui décrit le combat juridique que menèrent les Autochtones entre 2007 et 2016 pour que leurs enfants bénéficient des mêmes soins que les autres enfants canadiens, la réalisatrice n’a cessé de montrer l’importance de ses racines et la force des liens intergénérationnels pour préserver la culture autochtone.  (Extraits de la bibliographie tirée du dossier de presse de l’ONF: http://espacemedia.onf.ca/epk/le-chemin-de-la-guerison/