Chéri, j’ai stressé les enfants

la réaction au stress et le rôle parental chez les poissons
mardi 8 décembre 2015 à 18 h 30 20 h 00
Lieu
Coordonnées
Personne-ressource: 
Cindy Demontigny
Courriel: 
cdemonti@uOttawa.ca
Téléphone: 
613-562-5800
Poste: 
3880
Inscription
Inscription requise: 
Oui
Frais de participation: 
Sans frais
Organisateur de l'événement : 
Langue de l'événement : 

Conférencier : Katie Gilmour, professeur au département de biologie

Les poissons, comme les humains, veulent donner à leur progéniture les meilleures chances de survie et de succès possibles. Chez l’achigan à grande bouche et l’achigan à petite bouche, les mâles s’occupent de leur progéniture en éventant les œufs fertilisés pour les aérer et en défendant les embryons et les larves des prédateurs jusqu’à ce que les petits développent leurs propres stratégies contre les prédateurs. Pour être capables de consacrer autant d’énergie que nécessaire à ces tâches, les achigans mâles doivent réprimer leur réaction au stress. Les femelles ne s’occupent pas des petits. Toutefois, le stress chez les femelles semble servir de signal, façonnant le comportement et la réaction au stress des petits au moyen d’effets sur les œufs qu’on ne comprend pas encore. Ainsi, bien que les femelles puissent « stresser les enfants » pour améliorer les chances de survie de leur progéniture, l’objectif des mâles est de « rester calme et continuer ».

À propos de Katie Gilmour

Spécialiste en physiologie comparative, Katie Gilmour étudie le stress chez les poissons, en particulier les interactions entre le comportement (les interactions sociales) et la physiologie (les conséquences du stress). Elle aime aussi enseigner et faire connaître aux étudiants les mystères de la physiologie animale. Diplômée de l’Université McMaster en biologie, elle a obtenu son doctorat de l’Université de Cambridge pour son étude sur les muscles liés au vol chez les bourdons. Elle est passée de la physiologie des insectes à celle des poissons pour ses études postdoctorales à l’Université d’Ottawa et à l’Université McMaster. Après avoir enseigné à l’Université de Glasgow et à l’Université Carleton, elle a obtenu un poste au Département de biologie de l’Université d’Ottawa en 2004.